Sur le Web, c’est là qu’ils étaient. En 2018, l’utilisation des réseaux sociaux a encore vu sa popularité augmenter ; popularité qui ne tend pas à s’essouffler dans les prochaines années. En effet, l’enquête NETendances 2018 — menée par le CEFRIO avec la collaboration de BIP, révèle que 83 % des adultes québécois ont utilisé au moins un réseau social dans le cadre de leur utilisation personnelle du Web et que 65 % de ceux-ci se sont connectés au moins une fois par jour sur les réseaux sociaux.

Quel usage font-ils des réseaux sociaux?

83 % des adultes québécois ont utilisé les réseaux sociaux à des fins personnelles. Lorsque l’on regarde de plus près, les chiffres sont incroyables : 96 % des Québécois âgés de 18 et 44 ans les utilisent régulièrement. Pour 65 % d’entre eux, il s’agit d’une utilisation quotidienne, alors que pour 45 %, c’est plusieurs fois par jour. Toutefois, plus les Québécois avancent en âge, moins ils ont tendance à se connecter quotidiennement.

Un rapport publié en 2018 par l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) indique que 74 % des Canadiens «passent au moins de trois à quatre heures en ligne par jour» et que l’utilisation des réseaux sociaux est la troisième activité la plus fréquente réalisée par les internautes canadiens après la lecture et l’envoi de courriels ainsi que les transactions bancaires en ligne.

Et les plateformes gagnantes sont…

Facebook et YouTube, sans grande surprise. En 2018, ils étaient les deux réseaux sociaux les plus populaires auprès des adultes québécois avec des taux d’utilisation respectifs de 70 % et 64 %. Instagram, qui est surtout populaire auprès des jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans, voit son taux d’utilisation augmenter à 24 % auprès de la population d’adultes québécois. L’enquête révèle aussi que LinkedIn est la plateforme la plus utilisée par les adultes de 35 à 44 ans (29 %), les diplômés universitaires (33 %) et ceux ayant un revenu familial de 100 000 $ et plus (35 %).

Un des facteurs qui influence directement la popularité de YouTube est la présence en ligne de jeunes enfants. 79 % des enfants âgés de moins de 12 ans sont des utilisateurs de la plateforme de visionnement.

Pourquoi les Québécois vont-ils sur les réseaux sociaux?

En 2018, c’est près d’un tiers des adultes québécois utilisateurs des réseaux sociaux qui ont commenté à propos d’une marque ou d’une entreprise, et ce, de manière positive ou négative. Toutefois, les gens étaient moins enclins à communiquer avec les entreprises par messagerie privée ou via un agent virtuel. Les utilisateurs âgés de 18 à 24 ans ont été plus nombreux à interagir avec les entreprises sur ces plateformes (47 % ont envoyé des messages privés et 36 % ont interagi avec des agents virtuels).

Les utilisateurs des réseaux sociaux âgés de 25 à 34 ans sont plus nombreux à utiliser ces plateformes en contexte d’achat, de vente ou de magasinage de produits et services. De manière générale, c’est plus de la moitié des adultes québécois utilisateurs des réseaux sociaux (56 %) qui ont cliqué sur une publication commanditée ou une annonce publicitaire lors de l’usage de ces plateformes, en 2018.

Même si les usagers ne prennent pas toujours le temps de vérifier la véracité des informations, près de huit adultes québécois utilisateurs des réseaux sociaux sur dix (79 %) ont suivi l’actualité ou les nouvelles sur les réseaux sociaux.

Facebook étant une plateforme vouée à la connexion entre les gens et à la communication, il n’est pas surprenant de voir que la messagerie instantanée a été le mode de communication le plus prisé pour communiquer avec la famille et les amis des adultes du Québec. De plus, trois adultes utilisateurs sur quatre ont commenté des publications d’amis. Il est aussi intéressant de soulever que les femmes ont été plus nombreuses à commenter et à publier sur le mur de leurs amis que les hommes.

Si on se base sur ces données, le futur n’indique pas de ralentissement quant à la popularité des réseaux sociaux utilisés par la génération actuelle d’adultes québécois utilisateurs ainsi que pour la prochaine.