Dans l’ère actuelle où le numérique ne cesse de prendre de l’ampleur auprès de la population et du marketing des entreprises, les partenariats rémunérés ont la côte. Pourtant, bien qu’il soit mis au goût du jour, ce concept n’est pas nouveau. Depuis la nuit des temps, faire promouvoir ses produits par une personnalité publique ayant une notoriété intéressante est un moyen peu coûteux de faire de la publicité et d’avoir une action directe sur une clientèle potentielle.

Les partenariats rémunérés, aujourd’hui

Les plateformes les plus propices à ce type de partenariats sont assurément Facebook et Instagram. Il existe plusieurs façons d’établir un partenariat avec un influenceur. Certaines entreprises vont simplement envoyer des produits gratuits afin que les influenceurs les essaient, en espérant une critique positive par la suite, sur leurs réseaux sociaux (publications, vidéos ou stories). D’autres offrent un code promotionnel que les influenceurs partageront à leurs abonnés. Par la suite, les personnalités reçoivent une commission selon le nombre d’achats créés grâce à leur code. Sinon, les entreprises vont payer directement l’influenceur pour la publication d’un produit.

Il est possible de contacter un influenceur directement sur ses plateformes personnelles, mais aussi en passant par des agences gérant les carrières de ces derniers. Habituellement, le tarif qu’ils demandent varie en fonction de leur nombre d’abonnés.

Identifier un partenariat rémunéré

Au départ, lorsque ces partenariats ont débuté, il n’y avait aucun moyen de les identifier. Depuis 2017, Instagram a mis à jour son application afin que la transparence entre les clients, les influenceurs et les marques soit mise de l’avant. Dorénavant, tous les comptes professionnels ont l’option d’afficher qu’il s’agit d’un partenariat rémunéré. Quant à Facebook, l’application a mis à jour son affichage des partenariats afin que la relation entre la marque et l’influenceur soit plus claire pour les usagers.

Normes canadiennes

En tant qu’annonceur, il faut s’assurer que la nature de la relation avec un influenceur soit claire pour le consommateur. Il faut donc que tout lien contractuel qui unit les deux parties soit clairement indiqué pour s’assurer que l’audience de l’influenceur ne soit pas flouée et soit rapidement en mesure d’identifier s’il s’agit d’une publication commanditée. C’est aussi pourquoi certains influenceurs vont ajouter le #achetéavecmessous s’il s’agit d’une promotion volontaire, basée sur leur propre satisfaction personnelle et non sur un partenariat rémunéré.

Si une compagnie paie ou envoie un produit de valeur à un influenceur en échange d’une mention du produit, l’influenceur se doit d’indiquer visiblement qu’il a été payé ou qu’il a reçu le produit gratuitement. Néanmoins, si l’influenceur reçoit un produit gratuitement sans aucune obligation de la part de la marque et qu’il est libre d’en parler ou pas sur ses plateformes, la réglementation ne s’applique pas.

La mention d’un hashtag#Ad, #Sponsored — est une pratique acceptable. Cependant, si cette mention est noyée dans un tas d’autres hashtags, elle ne devient plus claire aux yeux de tous les usagers. Il serait donc préférable qu’en plus d’y mettre ce hashtag, l’influenceur ajoute un remerciement dans le texte de la publication. Ainsi, aucune raison de croire que l’utilisateur est floué par une marque ou un influenceur.